Deux ponceuses sont attachées entre elles par un morceau de bois, elles peuvent ainsi effectuer plusieurs mouvements plus ou moins aléatoires au moment de leur activation. Celles-ci sont placées sur deux panneaux de bois formant un périmètre d’environ 2x2 m, sur lequel se situe un carré vert d’environ 1x1 m. Au dessus d’elles, une caméra est suspendue Elle retransmet sur un moniteur via un mixeur vidéo qui remplace l’image verte par une vidéo de “peau boutonneuse”. Deux capteurs infrarouge sont placés, de chaque coté du panneau, devant les ponceuses. Chaque capteur active une ponceuse, ils sont espacés d’environ 2m ce qui rend difficile l’activation simultanée des deux. Quand on passe la main entre le capteur et le réflecteur la ponceuse s’active.
Au fur et à mesure, la trace verte représentant la peau s’efface, laissant place à la surface réelle: le bois. Dans le moniteur un changement d’échelle et de point de vues s’opère. La machine révèle l’environnement dans lequel elle évolue et la fonction pour laquelle elle est faite. Elle efface petit à petit les artifices de l’installation, son coté fictionnel, pour laisser place à la structure réelle. Les ponceuses creuse la surface dans une danse incertaine, devenant animal et outils chirurgical barbare.

exposition “Profondeurs et Azimuts“, Galerie ESAD, Strasbourg 2008.